TEMOIGNAGE : la vie et pas d’intubation !

LA VIE  ET  PAS  D’INTUBATION

(Témoignage de Frédérique GOY)

Au bout de 26 heures aux urgences, je venais de lui dire : « Mon Dieu je n’ai plus la force de me battre, je te remets ma vie » et Dieu a répondu immédiatement : la vie et pas d’intubation. La 27ème heure je sortais des urgences. J’avais comme des poignards plantés dans tout mon être.

On m’amène alors dans le service infectieux …  J’étais sous oxygène depuis mon départ de chez le médecin qui avait appelé le 15.

Observation et conclusion : la cage thoracique ne bouge plus … elle s’est écroulée et les poumons ont été écrasés. On me conduit en réanimation. Il est pratiquement minuit et on me pose un tube dans l’artère, sous champ opératoire.

Et la nuit commence… 20 mn de sommeil puis 20 autres mn. Mais le matériel a des ratés inexpliqués, les perfusions de même. A chaque fois je crois que c’est la fin.

Et là je me dis il faut que je reste réveillée et il faut attendre la fin de la nuit le plus lucidement possible. C’est ce que j’ai fait et la machine a tenu. À 6.15 je me suis endormie pour 1H30.

Le matin deux médecins du service viennent pour comprendre pourquoi à mon âge j’ai dit « pas d’intubation ». A ce stade, impossible à savoir si j’en aurai besoin ou pas et ils voulaient être sûrs qu’on s’était bien compris.

Un des médecins me dit votre corps est délabré. Il est vrai que la fibromyalgie, depuis mes 26 ans, a grignoté mes capacités physiques. Après le médecin me dit que ma tête est forte, ma volonté aussi… J’ai répondu : « c’est Dieu et je prie, je crois en Dieu, et d’autres prient pour moi ».

Or, le matin, le prêtre de la paroisse voisine avait reçu dans le cœur, avec certitude, qu’il devait aller à l’hôpital apporter l’Eucharistie et l’Onction des malades. Il en parle à ma fille.

Après négociation avec le service, le médecin m’accorde une dérogation de visite pour le prêtre. Il arrive à 15.00 en ce jeudi. Une demi-heure de joie.

La suite de l’après-midi a été une fête, tous les examens et les soins ont été sans douleur …

Le lendemain le vendredi, la vessie se bloque, ainsi que le rein alors que tout est sous contrôle médical. Douleurs sans nom. Je suis réinstallée rapidement par l’équipe de choc vers 13.00, avec cette souffrance qu’on ne peut calmer. A 15.00 en ce vendredi, c’est l’heure de Jésus, et je reçois une lumière sur moi. J’accompagne Jésus silencieusement, je suis juste dans son ombre, j’aurai encore des temps que j’appellerais « d’agonie » en fin d’après–midi, et en soirée. Puis tout s’est calmé, je me suis retrouvée les paumes ouvertes, en offrande…

Ensuite, le week-end, les choses ont fortement progressées jusqu’à sortir de la réanimation, pour rentrer cette fois en pneumologie. L’apport en oxygène baissait. Je savais l’œuvre de Dieu en moi, je savais qu’il était là, que mon être était continuellement visité.

Les soignants, tous exemplaires, ont été incroyables. Je voyais qu’il se passait quelque chose en eux, dans leurs yeux, sur le visage. Ils ont dit des mots comme lumière, force, vie, guérison très rapide… C’était comme si le feu de Dieu en moi, sa source débordante allaient à leur rencontre. J’ai dit ne nouveau : « je crois en Dieu, je prie, d’autres prient. C’était comme si tous le savaient en rentrant dans la chambre. Il s’y passait quelque chose de surnaturel et c’était visible.

Et je suis sortie de l’hôpital, l’état de grâce est toujours là, les progrès se font naturellement sans effort particulier de ma part, jour et nuit, je progresse. Dieu est bon, infiniment bon et présent.

Je me suis battue pour vivre. Mon mari, mes enfants et petits-enfants ont été un puissant moteur pour moi et vous aussi mes amis priants. Vous m’avez soutenue, vos prières ont été puissantes et la victoire, c’est vous qui l’avez obtenue de Dieu. Ne vous découragez jamais de prier, ce moment témoigne de la puissance de la prière.

Au début, vous étiez quelques-uns à prier, puis vous êtes devenus tout un peuple d’intercession de prière de supplications. Vous avez été des combattants pour le royaume, et Dieu vous a entendu, Il vous a donné grâces et victoires. Que de merveilles ! J’ai vécu une épreuve totalement en Dieu. Je l’appelle l’épreuve du feu. C’est comme si ma terre avait brulée, s’était purifiée, pour pouvoir redevenir une terre nouvelle pour une vie nouvelle.

Je suis dans la reconnaissance, la gratitude et toujours dans la lumière, dans la joie, la paix, la prière. O mon Dieu que je t’aime !

Je vous embrasse de tout mon cœur. Que Dieu vous bénisse en abondance. Unis en Dieu. Frédérique

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*