L’Évangile selon mon pied droit
(Ou comment suivre le Christ… à 0,5 km/h)
(Par Claude Turck, diocèse d’Auch, Coordinateur Régional Midi-Pyrénées de la Fraternité Pentecôte)
L’Appel et le contre-pied
Le 4 juin 2025, au terme d’une préparation à l’Effusion de l’Esprit Saint, une prière a jailli de mon cœur : « Ravive en moi, Seigneur, ce désir d’être ton témoin. Ôte de moi toute peur… Donne-moi la force de témoigner à temps et à contre-temps. »
Je ne savais pas que le Seigneur allait me prendre au mot par un chemin d’humilité que jen’aurais jamais choisi.
Tout a commencé par un pied cassé. Ce qui semblait n’être qu’un accident banal s’est transformé en un long combat : une traversée du désert de Juillet à novembre 2025.- 12 juillet : lors d’une réunion avec mes voisins et amis, je me casse le pied. 13 juillet : Première opération à Auch (une plaque, des visses).
Témoin « à temps et à contre-temps ».
Je ne me doutais pas que le « contre-temps » prendrait la forme d’un pied cassé, et par la suite d’une infection sévère contractée à l’hôpital nécessitant une deuxième opération.
Heureusement, l’Esprit Saint est un excellent copilote : il a tout de suite mis le clignotant à gauche… mais j’ai quand même filé tout droit vers la convalescence ! »
Moi, tempérament actif, je me suis retrouvé “cloué au fauteuil”. Me voilà transformé en “cosmonaute de salon” avec une botte orthopédique pour seul horizon et un concert de bruits de “scratch” à chaque mouvement.
J’ai découvert la dépendance totale : le déambulateur,le fauteuil roulant, les béquilles, et l’attente des passages des infirmières de l’HAD (Hospitalisation à Domicile).
Le “Robocop” de la Famille d’Accueil
Dans notre foyer, en tant que famille d’accueil, nous avons la joie d’accompagner cinq enfants de 3 à 17 ans.
Imaginez la scène : une maison pleine de vie et, au milieu, un “coordinateur régional” transformé en “statue du Commandeur” sur son fauteuil, capable de donner des ordres mais incapable d’attraper la télécommande sans faire une figure de style avec ses béquilles !
J’ai découvert que la patience est une vertu qui s’apprend surtout quand on attend que quelqu’un veuille bien nous rapporter un verre d’eau…
Cette immobilisation forcée m’a d’abord révolté. Je ne pouvais plus rien faire. Je n’arrivais même plus à prier. L’impuissance de voir mon épouse, Isabelle, porter seule le poids du quotidien, des soins et des animaux. Ma prière s’était tue.
Puis est venu ce moment de bascule, ce “Fiat” prononcé dans la douleur, au fond de mon fauteuil, j’ai fini par lâcher prise. J’ai dit au Seigneur : « Fais de moi ce qu’il Te plaira, je remets tout entre Tes mains. »
Alors j’ai prié, j’ai lu, plein de livres. Je n’ai jamais autant lu. Une richesse incroyable ! Ce temps de retrait a été une bénédiction pour l’esprit. Bloqué sur mon fauteuil, j’ai beaucoup prié, j’ai dévoré des livres passionnants. Le Seigneur a alors déposé un désir nouveau dans mon cœur : celui d’écrire.
Le Trésor des Racines
Pour faire mémoire, j’ai rouvert les vieux cartons de correspondance : les lettres de mes frères et sœurs, de mes parents, de mes grands-parents, et même arrières grands-parents… Un trésor insoupçonné ! En relisant ces échanges, j’ai trouvé une joie immense et la certitude que l’Esprit Saint tissait déjà nos vies bien avant que nous en ayons conscience. Ce n’est pas seulement mon histoire que je redécouvrais, mais la fidélité de Dieu à travers les générations. C’est devenu un véritable pèlerinage intérieur. Le Seigneur m’a immobilisé le pied pour mieux faire courir ma plume.
À ma grande surprise, je lis dans une lettre de Mamita (ma grand-mère maternelle) que j’avais le pied droit qui tournait – j’avais alors 5 ans. Déjà mon pied droit qui se manifeste !
Je me suis alors souvenu qu’ado Maman m’avait fait porter des semelles othopédiques… Mon pied droit n’est pas un “accident” de 2025, c’est une vocation podologique qui date de mes 5 ans ! La solution de Mamita à l’époque ? “Je lui mets des galoches qui tiennent bien et il marche beaucoup mieux.” Passer des “galoches” de Mamita à la botte de “Robocop”, c’est une sacrée continuité génétique. C’est mon nom : “Claude le claudiqué”.
Finalement, ce pied droit, c’est mon vieux compagnon de route, un peu têtu, qui me rappelle depuis l’enfance que pour marcher droit avec Dieu, il faut parfois accepter d’être bien “chaussé” par la Providence (et par sa grand-mère) !
J’ai réalisé que dans la famille la “claudication” était peut-être génétique : on a toujours eu un pied dans le Ciel et l’autre qui traîne un peu dans la poussière du quotidien !
Du “Faire” à “l’Être”, le combat de l’abandon au cœur de la famille d’accueil
C’est dans cet abandon total que la paix est revenue. J’ai découvert que l’Esprit Saint ne travaille pas seulement dans l’action, mais aussi dans l’immobilité forcée. J’ai appris à recevoir l’amour : celui, inconditionnel, d’un enfant de 10 ans, dont l’autisme nous enseigne la pureté du cœur, et celui de toute notre tribu. J’ai appris à recevoir l’amour de ceux dont j’ai habituellement la charge.
Pour les enfants, j’étais devenu l’attraction principale : “Robocop en charentaises”. Oui, certainement Ils avaient commencé à parier sur le temps qu’il me fallait pour atteindre la machine à café. À leur regard ils se demandaient sans doute si ma botte noire ne servait pas à capter les chaînes de télé par satellite ! Ma dignité de chef de famille en a pris un coup, mais mon humilité, elle, a fait des bonds de géant.
La Paix à 0,5 km/h
Aujourd’hui, je marche à nouveau, mais différemment. Mon témoignage est celui d’un “apôtre à roulettes” qui a compris que la fragilité est une porte ouverte pour la Grâce.
Suivre le Christ à 0,5 km/h permet de ne rater aucun des miracles cachés dans le quotidien d’une famille nombreuse. “Tu es mon serviteur, je t’ai choisi pour être témoin de mon amour.”
C’est l’injonction que j’ai reçue au cœur de cette épreuve qui est devenue mon chemin de sainteté. En acceptant de ne plus rien maîtriser, j’ai découvert un chemin nouveau. J’ai compris que ce temps d’arrêt était une grâce de conversion, une école de sainteté où l’on apprend l’essentiel.
Puis est venu le temps des vacances, prévue du 20 au 30 août, avec six enfants. Malgré une douleur insupportable, des nuits sans sommeil à partir du 21 août, malgré l’urgence de nuit à Lesparre-Médoc et la galère des taxis à 4h du matin, notre séjour à Vensac en Vendée se poursuivait. Les enfants profitaient bien des attractions proposées. J’étais dépendant de mon fauteuil roulant, et des soins prodigués lors des passages des infirmières.
Le 27 nous écourtons les vacances. J’étais désolé pour les enfants qui me disait pourtant : « C’est normal qu’on rentre, tu as mal ».
Le 28 rencontre du chirurgien à l’hôpital d’Auch : Le verdict tombe – infection sévère au staphylocoque doré.
Seconde opération le 29, retrait du matériel et désinfection profonde.
L’HAD ou le “Miracle Logistique”
Après une semaine à l’hôpital retour à la maison en HAD (Hospitalisation à Domicile). En tant qu’ancien professionnel penché sur l’organisation des entreprises, je n’ai pu qu’être admiratif devant la machine de guerre déployée pour mon Hospitalisation à Domicile. Imaginez le ballet : une infirmière HAD chaque jour, trois passages d’infirmières libérales, les changements de pansements, des transfusions d’antibiotiques pour terrasser mon staphylocoque… Tout est pensé, jusqu’aux sachets de médicaments imprimés à mon nom !
Certes, on sent parfois la lourdeur de la traçabilité administrative – cette fameuse passion française pour le formulaire – mais quelle efficacité ! En toute objectivité, nous sommes des privilégiés.
Cela a provoqué en moi une sainte colère face aux détracteurs qui nient ce que notre système a de bon. Oui, on peut s’améliorer, mais sachons d’abord rendre grâce pour cette assistance incroyable. Le Seigneur passe aussi par la rigueur d’un protocole médical bien huilé.
Dans ma faiblesse, j’ai vu l’Amour de Dieu passer par des visages concrets :
– Isabelle, mon épouse, qui a assumé seule tout le travail (maison, animaux, enfants) avec une disponibilité et une tendresse infinies.
– Un petit garçon de10 ans, qui malgré son autisme, m’a entouré d’une affection pure et consolatrice.
– Une petite fille de 3 ans, petit rayon de soleil et de joie.
– Des voisins et amis, présents.
– Des infirmières patientes et chaleureuses.
J’ai une profonde affection pour ce petit garçon, dont la tendresse pure m’a bouleversé, et pour cette petite fille, véritable cadeau du ciel – lui, qui répétait sans se lasser : « tu t’es cassé le pied, les infirmières vont te soigner » ; elle, avec sa panoplie de docteur, qui était au petit soin quand l’infirmière arrivait et qui avait à cœur de me donner mes médicaments et voulait me faire les piqures !
À travers leurs soins, c’est la tendresse de Dieu que j’ai reçue.
Finalement, tout ça m’a appris une chose : le Christ est peut-être le “Chemin, la Vérité et la Vie”, mais avec une botte orthopédique et une écharpe, c’est surtout un expert en béquilles et en solidarité !
En acceptant d’être, à mon tour, “accueilli” par ces enfants, j’ai vécu une conversion profonde. L’Esprit Saint m’a montré que ma mission n’était pas de “faire”, mais d’être là, vulnérable et aimant.
L’écharpe d’Isabelle ou le duo improbable : “Crip & Croc”
Et comme si ma botte ne suffisait pas, le ciel a ajouté une pincée de sel à notre quotidien : alors que j’étais en pleine convalescence, Isabelle est tombée dans l’escalier. Résultat ?Épaule démise, pompiers, urgences à l’hôpital d’Auch… Elle est revenue le soir même, avec le bras en écharpe !
À son retour, on aurait dit une publicité pour une mutuelle qui aurait mal tourné ! À nous deux, nous formions un puzzle incomplet : j’avais les bras, elle avait les jambes.
Pour faire le lit ou ouvrir une boîte de conserve, c’était devenu une épreuve digne de “Fort Boyard”, la prière en plus. On a vite compris que si l’Esprit Saint ne mettait pas de l’huile dans les rouages (et un peu de baume sur nos articulations), on allait finir par s’emmêler les pinceaux… ou les écharpes !
On avait une allure folle tous les deux : moi à 0,5 km/h dans mon fauteuil et elle, mon “pilier”, handicapée du bras.
C’était le “couple-modèle”… mais de la vulnérabilité ! Si vous aviez voulu voir un sketch sur “Comment se brosser les dents à deux avec un bras et une jambe”, on était les candidats idéaux.
Mais au lieu de sombrer, nous en avons ri. C’était une leçon d’amour brut : quand l’un boite et que l’autre est en écharpe, c’est l’Esprit Saint qui porte toute la maison. »
Voir les deux parents “estropiés” en même temps, c’est le moment où l’on comprend que tout repose sur la Grâce. Nous avons ri avec les voisins et amis.
La foi n’empêche pas les galères, mais elle permet de les traverser sans perdre sa joie. C’est une autre leçon reçue de plein fouet.
Témoin humble… et bien chaussé !
Le Seigneur s’est servi de cette botte orthopédique pour m’imposer un « sabbat », un temps d’arrêt forcé pour passer mes engagements au tamis de l’Esprit Saint.
Quand on ne peut plus courir partout, on est obligé de choisir où l’on pose le pied. Immobilisé, j’ai été conduit à un profond discernement sur mes services en Église.
Le “Grand Inventaire” de l’Esprit
J’ai dû faire le “grand inventaire” de mes engagements. Et la liste était longue, sans doute trop ! Coordinateur régional Midi-Pyrénées, membre du Pôle Mission national, animateur de groupe de prière, accompagnateur de funérailles, membre du groupe biblique, correspondant de mon village… et pour couronner le tout, une proposition de mon curé pour rejoindre le Pôle Santé de la paroisse !
Il y a une forme d’humour divin dans le fait qu’on me propose le “Pôle Santé” au moment où ma propre santé me lâche. C’est le paradoxe du témoin : êtremissionnaire de la consolation alors qu’on est soi-même consolé.
Est-ce que mon curé prévoyait un expert de la santé ou un futur cobaye pour les miracles ? Au fond, c’est l’Évangile pur : envoyer un boiteux consoler les malades. Au moins, on ne risque pas de me reprocher de faire des visites “au lance-pierre” !
Le Seigneur m’a posé cette question brûlante : “Où es-tu vraiment présent, mon fils ?” Dans le silence du fauteuil, j’ai dû apprendre à discerner entre le “bon” et le “meilleur”. Ce n’était pas un inventaire de gestionnaire, mais un acte d’abandon. J’ai réalisé que pour dire un vrai “Oui” à une mission, il faut parfois oser dire “Non” ou “Plus maintenant” à d’autres. Ma botte m’a appris la limite, et cette limite est devenue une liberté.
Où le Seigneur m’attend-il vraiment aujourd’hui ? Cette convalescence m’a appris que le plus important n’est pas le nombre de mes missions, mais la qualité de ma présence et la profondeur de mon “Oui”.
Je ne suis pas “propriétaire” des missions qui m’ont été confiées (même celle de coordinateur régional), Je suis prêt aujourd’hui à les remettre à Dieu.
Faire le tri dans mes engagements avec une jambe de bois (ou presque), c’est très efficace. Je me rend compte que beaucoup de “missions indispensables” ressemblent à des courses de Formule 1… alors que le Seigneur m’appelle parfois simplement à faire une balade en déambulateur spirituel pour mieux regarder le paysage et les frères.
Le “rallye” domestique
J’étais devenu un expert international du déambulateur. J’avais développé une technique de virage à la corde entre la table basse et le coussin de Ricky, notre chien, qui aurait fait pâlir d’envie un pilote de rallye. Seul bémol : l’engin raclait le sol avec un grincement d’âme en peine. J’étais sans doute le seul “coordinateur régional” dont on entendait arriver les décisions deux couloirs à l’avance !
Le discernement m’a été bénéfique, il est, je le sais, le chemin vers une maturité de la foi en acceptant que les saisons de la vie changent.
Entre mes archives familiales (le passé), mon pied cassé (le présent) et mes engagements (le futur), tout se rejoint dans une même prière.
Vous savez, le Seigneur a voulu vérifier si j’avais bien compris la leçon sur l’abandon. Pour être sûr, il a aussi mis mon épouse Isabelle en écharpe après une chute dans l’escalier. On formait une sacrée équipe de missionnaires : un pied en botte et une épaule en vrac ! On ne pouvait plus compter sur nos propres forces, alors on a compté sur les Siennes.
Dieu a transformé une galère de santé en une véritable leçon de vie et de solidarité conjugale : entre ma botte et l’écharpe d’Isabelle, notre maison est devenue le quartier général de la Grâce (et de la débrouille) !
Aujourd’hui, apaisé, je repars sur ce chemin, peut-être moins vite qu’avant, mais avec une joie nouvelle. Je veux témoigner avec humilité et avec cet humour qui permet de rire de ses propres béquilles. Car si je ne marche plus à l’orgueil, je roule désormais à la Grâce.
Il m’a fallu un pied cassé pour comprendre que c’est quand on ne peut plus avancer par soi-même que Dieu nous porte vraiment.
Si vous croisez Claude le claudiqué, ne cherchez pas un grand responsable. Cherchez juste un frère qui a compris que la plus belle marche de foi, c’est celle qu’on fait à 0,5 km/h, porté par l’Amour, le rire des enfants et les béquilles de la Providence !
Si vous me voyez aujourd’hui avec mon pas hésitant, un peu lourd, ne me plaignez pas ! Sachez que mon cœur, lui, est devenu léger.
J’ai appris que l’on voit beaucoup mieux le ciel quand on est obligé de rester assis. Le Seigneur m’a appris l’humilité par le bas : par le pied ! Et croyez-moi, suivre le Christ à 0,5 km/h, c’est encore le meilleur moyen de ne rater aucun des miracles qu’Il sème sur la route.
Gloire à Toi, Seigneur !
J’ai passé des années à demander au Seigneur de me donner la force de marcher à sa suite… Eh bien, il m’a pris au mot, mais avec un sens de l’humour bien à lui !
Avec mes béquilles… J’ai essayé d’être un témoin digne, d’avoir l’air inspiré quand mes soutiens dans la vie décident de glisser sur le carrelage ou de tomber avec un fracas d’enfer en plein milieu de ma prière.
Pendant ma convalescence, j’ai découvert que mon nouveau “directeur spirituel” ne portait pas de soutane, mais une blouse blanche et un tensiomètre. Quand l’infirmière de l’HAD débarque, mon “fiat” devient très concret : je n’ai plus le choix, je tends le bras, je lève la jambe, et je me tais !
Seigneur, merci pour ce “sabbat” forcé. Tu m’as appris que je pouvais marcher en claudiquant vers toi. C’est moins élégant, mais les traces dans le sable sont deux fois plus larges !
Mon “Credo” aujourd’hui :
Je crois que la sainteté n’est pas une course de vitesse, mais une marche (parfois à cloche-pied) vers l’Abandon.
Je crois que le Seigneur parle aussi à travers le silence d’un fauteuil roulant, le rire d’un enfant, et le passage d’une infirmière.
Je crois que l’humour est la politesse de la Foi : il permet de rire de ses propres béquilles pour mieux s’appuyer sur la Grâce.
Je crois que l’amour pur d’un enfant et la force tranquille d’une épouse sont les plus beaux visages de l’Évangile.
Ma prière du 4 juin 2025 est désormais :
“Seigneur, fais de moi ton témoin… même si je ne cours pas vite, je vais là où Tu veux, avec joie, humilité, et donne moi la grâce du sourire que m’apporte l’autodérision.”
Le Chant du Serviteur « au repos »
« Seigneur, je Te rends grâce pour ce temps de “pause forcée”. Merci pour la botte orthopédique qui a ralenti mon pas pour mieux ouvrir mon cœur.
Merci pour l’écharpe d’Isabelle, signe que nous ne portons rien seuls, mais toujours ensemble sous Ton regard.
Je Te bénis pour le trésor de mes racines découvert dans ces lettres jaunies, et pour la joie d’écrire que Tu as fait jaillir de mon silence.
Merci pour le discernement que Tu m’as imposé : en m’enlevant la force de “faire”, Tu m’as redonné la joie d’être simplement Ton fils et Ton serviteur.
Que mes missions futures, qu’elles soient régionales ou paroissiales, ne soient plus des performances, mais des offrandes. Amen ! »
Remerciements
Je ne peux terminer ce témoignage sans rendre grâce pour les “anges gardiens” que le Seigneur a mis sur notre route.
Un immense merci à tous ceux qui nous ont portés dans la prière, aux voisins et amis pour leur sollicitide, aux enfants pour leur tendresse -les miens et ceux que nous accueillons.
Merci aux Sapeurs-Pompiers pour leur intervention rapide et bienveillante, à toute l’équipe des soignants : chirurgien, infirmières, aides soignantes, ambulanciers, urgentistes, qui a su, avec professionnalisme et humanité, nous prendre en charge pour nous remettre sur pied (ou sur épaule !). Soyez bénis !
“Claude le claudiqué”

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