“En qui mettons-nous notre confiance ?” : c’est le thème qui avait été retenu pour le WeCooD, le Week-end des Coordinateurs Diocésains, qui s’est déroulé au Centre Spiritain de Chevilly-Larue, en région parisienne, les 7 et 8 mars 2026.
Notre prédicateur était le Père Denis Broussat, accompagnateur spirituel de Frat’Pentecôte nationale. Prêtre du diocèse de Perpignan, il en a été l’exorciste durant 20 ans, avec environ 5.000 consultations, autant de personnes en détresse qu’il a accueillies, écoutées, et pour lesquelles il a discerné, enseigné, prié.
Son enseignement est tellement vaste qu’il nous a proposé une “formule à la carte” ! Chacun a voté pour un thème pour chacune des trois parties !
Il n’a donc pu aborder l’ensemble des sujets mais en promettant une chose : qu’ils figureront tous sur, comme il l’a dit à plusieurs reprises et avec humour, “un excellent site” ! Ce que nous faisons …
En préambule, il nous parle de la confiance mise en notre Dieu trinitaire.
Puis des notions de confiance, méfiance et défiance. Ensuite des engrenages spirituels positifs et des engrenages spirituels négatifs. Tout cela avant d’aborder le thème “mettre sa confiance dans les démons”. Ce sera notre première partie, déclinée en quatorze points. Dans une seconde partie, sera traité la notion de “mettre sa confiance en soi”. Enfin, dans une troisième et dernière partie, il abordera le sujet “mettre sa confiance dans les autres”. F.L.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
A) Confiance en Dieu-Trinité

Prière : Nous venons déposer nos vies devant Jésus. Comme une mécanique parfois fatiguée, parfois grippée voire cassée !!! Nous croyons en Dieu, Père et moteur de notre vie et en Jésus, Fils de Dieu et vrai Dieu, axe autour duquel tout s’ordonne et en l’Esprit-Saint, onction vivifiante, qui remet tout en mouvement.
A1) Le Christ, axe autour duquel tous les engrenages du bien s’ordonnent

Parole de Dieu Colossiens 1, 15-18 : « Tout est créé par Lui et pour Lui… tout subsiste en Lui. »
Le Christ est l’axe invisible mais essentiel de nos vies. Rien ne demeure sans Sa présence. Sans lui nos vies se dispersent, nos efforts se désalignent. En Lui, tout retrouve sa place, son sens, sa finalité. Il est la stabilité qui empêche notre cœur de se disperser.
Prière : Jésus, centre de nos vies et de nos choix réaligne ce qui est désaxé en nous. Sois la stabilité de nos cœurs et rassemble ce qui est dispersé. Fais de nos vies unies à Toi, un espace de paix et de cohérence.
A2) Le Père, moteur de toute vie

Dieu le Père fait confiance au Fils. Il lui confie autorité, mission, jugement et salut : « Le Père aime le Fils et a tout remis entre ses mains. » (Jn 3, 35)
Toute l’existence du Fils est marquée par une confiance totale envers le Père. « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père.” (Jn 15, 19). Et sa confiance est nourrie par la présence constante du Père : « Je fais toujours ce qui lui est agréable… il ne m’a pas laissé seul. » (Jn 8, 28-29). « Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent, et moi aussi je suis à l’œuvre. » (Jean 5, 17)
Le Père et le Fils envoient l’Esprit, agissent avec l’Esprit et se glorifient mutuellement par l’Esprit : « Lui l’Esprit de vérité, me glorifiera, car il puisera en moi et il vous l’annoncera » (Jn 16, 14). Le Père confie son œuvre à l’Esprit : parler et agir comme le Fils, faire mémoire comme le Père et aimer dans l’Esprit. (Catherine de Sienne, St Jn de la Croix…)
Le Père est le moteur silencieux. Il initie tout mouvement d’amour, toute renaissance, toute espérance, toute Résurrection. Avant même nos élans d’amour vers lui, Il a déjà voulu nous recréer et nous relever. Il veut remettre en mouvement ce qui est fatigué, découragé, épuisé en moi et dans nos groupes de prière.
Geste symbolique : Chacun peut poser la main sur son cœur et se mettre à genoux (ou s’asseoir si impossible). Lorsqu’une personne aura été relevée, elle pourra aller relever une autre.
Prière au Père : Père, remets en mouvement ton enfant bien-aimé.
A3) L’Esprit Saint, onction qui fait circuler l’amour, la vérité et la vie
Parole de Dieu Ézéchiel 37, 5 : « Je vais faire entrer en vous l’Esprit, et vous vivrez. »
Esprit Saint, onction douce et vivifiante, tu es l’huile divine qui permet au bien de circuler sans se briser. Tu guéris nos raideurs, apaises nos frottements, empêche nos blocages et transformes l’effort en fécondité. Là où tout semblait bloqué, figé, la vie recircule à nouveau. Là où ça coince, là où ça fatigue, là où ça bloque, là où ça ne circule plus. Viens Esprit Saint…
A4) En qui Dieu Trinité fait-il confiance ?

Dans la foi chrétienne, Dieu Trinité ne se contente pas d’aimer l’humanité ; il lui confie aussi une mission. Dès la création, l’être humain reçoit la responsabilité de garder la terre, de prendre soin des autres et de collaborer à l’œuvre divine.
Cette confiance se manifeste encore plus clairement lorsque Jésus appelle des disciples imparfaits, leur confie l’annonce de l’Évangile et promet l’Esprit Saint pour les accompagner.
Cela suggère plusieurs choses :
- Dignité humaine : Dieu voit en chaque personne sa présence.
- Liberté : il ne force pas, mais invite à répondre librement.
- Responsabilité : sa confiance devient un appel à agir avec amour, justice, paix et fidélité.
- Relation : Dieu ne veut pas seulement des serviteurs, mais des partenaires dans une alliance.
On pourrait presque dire que cette confiance divine est aussi une espérance : Dieu croit que nous pouvons refléter son amour dans le monde. Dieu – Trinité nous fait toujours confiance le 1er et notre confiance en lui est notre réponse, personnelle et communautaire.
Prière : Dans le silence de notre cœur, nous nous rappelons la confiance trinitaire :lLe Père nous a créés par amour, le Fils marche avec nous, et l’Esprit Saint habite en nous. Mystère étonnant : le Dieu infiniment grand choisit de compter sur l’infiniment petit que nous sommes. Il nous fait confiance même si nous doutons de nous-mêmes. Il nous fait confiance pour aimer, même lorsque cela nous coûte. Il nous fait confiance pour apporter la lumière là où il y a des ténèbres.
Cette confiance n’est pas un poids, mais une élévation. Dieu voit en nous plus que nos fragilités : il voit une capacité à nous mettre en mouvement.
Aujourd’hui, nous pouvons nous demander : Comment allons-nous répondre à cette confiance ? Par une mémoire de notre identité ? Une parole qui édifie ou un geste qui relève ? Un acte de foi discret mais sincère ? Un service dans nos groupes de prière ? Trinité Sainte, apprends-nous à vivre à la hauteur de l’amour que tu déposes en nous.
Que notre vie devienne un humble « oui », et que, pas à pas, nous devenions dignes de la confiance que tu nous fais.
Père, moteur de toute vie, Christ, axe qui nous relève et nous ressuscite, Esprit Saint, onction de douceur et de force qui fait circuler la vie, que nos vies deviennent des engrenages d’amour, de vérité et de vie. Par Jésus, notre Seigneur. Amen.
Notre Père
Prière mariale : Marie, Mère de Dieu et Mère des hommes… notre Mère… ma Mère… Marie, fille du Père, Mère du Fils et épouse de l’Esprit-Saint… Marie, intercède auprès de chaque personne de la Trinité pour nous, pour nos familles, pour nos groupes de prière et pour l’Eglise
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
B) Confiance, méfiance ou défiance au cœur de la foi chrétienne

Résumé : Dans la vie chrétienne, la confiance ouvre à la relation et au salut, la méfiance discernée protège sans peur, tandis que la défiance ferme le cœur et bloque l’action de Dieu. Et Jésus répond toujours à la défiance humaine par l’amour, la vérité et le pardon.
B1) La confiance : foi, abandon, espérance
Sens chrétien : La confiance (en latin fiducia) est au cœur de la foi chrétienne. Elle signifie s’en remettre à Dieu, croire en son amour, sa fidélité et sa providence, même sans tout comprendre.
-
La confiance n’est pas naïveté, mais acte de foi (fides), d’espérance et d’abandon.
-
Elle suppose une relation personnelle
- de tout notre être (corps-âme-esprit-relations)
- à Dieu-Père, Jésus-Fils dans l’Esprit-Saint d’amour
- et aux autres personnes (donc pas à une machine ou une IA).
-
La confiance chrétienne n’est pas aveugle : elle est discernée dans la prière.et est éprouvée par les événements.
Références bibliques
-
« Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur et dont le Seigneur est la confiance. » (Jérémie 17, 7)
-
« Mets ta confiance dans le Seigneur de tout ton cœur ne t’appuie pas sur ta propre intelligence. » Pr 3, 5-6
-
« Seigneur, je crois ; viens au secours de mon manque de foi » (Mc 9,24)
-
Jésus sur la croix : « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Lc 23,46)
- « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous » 1 P 5, 7

Jésus appelle à la confiance
Jésus ne cesse d’inviter à la confiance totale en Dieu, qu’il nomme Père.
-
« N’ayez pas peur, croyez seulement » (Mc 5,36)
-
« Ne vous inquiétez pas… votre Père sait ce dont vous avez besoin » (Mt 6,32)
-
« Ta foi t’a sauvé » (Lc 7,50)
La confiance est ce qui ouvre au salut : consolation, libération, soin et délivrance par des pardons à recevoir et à donner.
Références évangéliques
-
Le centurion (Mt 8,5-13) : confiance dans la parole seule de Jésus.
-
La femme hémorroïsse (Mc 5,25-34) : confiance audacieuse malgré l’exclusion.
-
Les enfants (Mt 18,3) : modèles de confiance simple et radicale.
La confiance est ce qui ouvre au salut : consolation, libération, soin et délivrance par des pardons à recevoir et à donner.
Pierre : une confiance vacillante mais croisée par le regard du Christ
Son attitude
-
Pierre fait une confiance enthousiaste, spontanée, parfois excessive.
-
Il promet fidélité, mais s’appuie trop sur lui-même.
Évangile
-
« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16) → confession de foi.
-
« Même si tous tombent, moi je ne tomberai pas » (Mt 26,33).
-
Le reniement (Lc 22, 54-62).
La confiance de Pierre vacille, mais ne devient pas défiance.
Jésus et Pierre
-
Jésus avait annoncé la chute, mais aussi le relèvement :« J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas » (Lc 22,32).
-
Après la Résurrection : « M’aimes-tu ? » (Jn 21).
Pierre apprend que la vraie confiance est humble, fondée sur la grâce.
B2) La méfiance : discernement, lucidité, prudence, vigilance
Sens chrétien : La méfiance (en latin diffidentia) appelle une réserve, une lucidité face au mal, au péché et aux illusions humaines.
La méfiance peut être saine lorsqu’elle est assimilée au discernement spirituel.
-
Elle est subordonnée à la confiance en Dieu, jamais à la peur
-
Elle protège contre la manipulation, l’orgueil, le faux prophétisme.
-
Elle n’est pas un rejet ni une peur, mais une vigilance.
Références bibliques
-
« L’homme prudent est attentif à ses pas » (Pr 14, 15)
-
« Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26,41)
-
« Ne vous fiez pas à tout esprit, mais examinez-les » (1 Jn 4,1)
-
« Soyez simples comme les colombes et prudents comme les serpents » (Mt 10,16)
Jésus fait preuve de discernement, parfois même de réserve.
-
« Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous » (Jn 2,24)
-
Il se retire quand on veut le faire roi (Jn 6,15).
-
Il met à l’épreuve ses disciples : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » (Mt 16,15).
Cette « méfiance » n’est pas peur, mais lucidité sur le cœur humain.

Vigilance enseignée par Jésus
-
« Gardez-vous des faux prophètes » (Mt 7,15)
-
« Veillez » (Mc 13,33)
- Elle conduit à la mission : « sois le berger de mes brebis »
Thomas : la méfiance qui cherche la vérité
Son attitude
-
Thomas incarne une méfiance honnête, non cynique.
-
Il veut comprendre, voir, toucher.
Évangile
-
« Si je ne vois pas… je ne croirai pas » (Jn 20,25).
-
Jésus l’invite à toucher ses plaies.
-
« Ne sois pas incrédule mais crois » (Jn 20, 27)
-
La méfiance de Thomas devient la plus haute confession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28).
Jésus et Thomas
-
Jésus ne le rejette pas.
-
Il rejoint son chemin intérieur.
Le doute sincère peut mener à une foi plus profonde.
B3) La défiance : rupture, perte de Dieu ou de l’autre, fermeture du cœur, rébellion
Sens chrétien : La défiance (en latin perfidia / infidelitas) se transforme en :
-
Refus de croire, incrédulité
-
Soupçon permanent,
-
Fermeture à la grâce.
- Rupture de la relation : elle empêche l’accueil de l’amour et du pardon.
Elle est souvent liée à des manques d’amour, à l’endurcissement du cœur ou au scandale.
Références bibliques
-
Le péché originel : « Dieu sait bien que… » (Gn 3,5) → soupçon envers Dieu
-
« Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les signes que j’ai faits au milieu de lui ? » (Nb 14, 11)
-
« Ils ont un cœur endurci » (Mc 8,17)
-
« Vous n’avez pas voulu croire » (Jn 5,38)
La défiance envers Jésus
Beaucoup manifestent une défiance active :
-
Les pharisiens : soupçon constant, recherche de pièges (Mc 3,6).
-
Nazareth : « Il ne fit pas beaucoup de miracles à cause de leur manque de foi » (Mt 13,58).
-
La foule qui demande des signes sans croire (Jn 6,30).
La défiance ferme le cœur et empêche l’action de Dieu.

La défiance éprouvée par Jésus
-
Trahison de Judas.
-
Abandon des disciples à la Passion.
-
Moqueries sur la croix : « Qu’il descende de la croix ! » (Mt 27,40).
Jésus ne répond pas par la défiance, mais par l’amour, la vérité, la vie et le pardon.
Judas : de la méfiance à la défiance
Son attitude
-
Judas glisse d’une désillusion à une défiance radicale.
-
Il soupçonne, calcule, puis trahit.
Évangile
-
Critique du geste de Marie : « Pourquoi ce gaspillage ? » (Jn 12,4-6).
-
La trahison par un baiser (Mt 26,48-49).
-
Le désespoir après coup (Mt 27,3-5).
Judas ne fait plus confiance à Jésus ni comme Messie, ni comme Sauveur.
Le drame spirituel
-
Il regrette son acte, mais n’ose plus faire confiance à la miséricorde.
-
Contrairement à Pierre, il ne revient pas vers Jésus.
La défiance ultime est le refus d’être pardonné.
B4) Comparaison synthétique
Attitude Orientation Sens spirituel
Confiance Vers Dieu / les autres Abandon, foi, espérance
Ex. Pierre Chute Relèvement Mission
Méfiance Discernement face au mal Vigilance, lucidité
Ex. Thomas Recherche Foi Adoration
Défiance Contre Dieu / les autres Fermeture
Ex. Judas Blessure ; trahison Rupture
Dans les évangiles la question n’est pas « peut-on faire confiance ? » mais « En qui mettons-nous notre confiance ? »
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
C) L’engrenage spirituel

Résumé : L’« engrenage spirituel » décrit comment nos choix intérieurs peuvent nous entraîner soit vers Dieu par la grâce, la prière et les sacrements, soit loin de Lui par la négligence et le péché. Mais aucun engrenage négatif n’est définitif car l’Esprit Saint peut toujours le briser et conduire à la liberté et à l’espérance. C’est le mouvement d’une pièce qui entraine le mouvement d’une autre. De manière analogique, l’engrenage spirituel peut être compris pour décrire les dynamismes intérieurs de la vie chrétienne soit vers Dieu soit, à l’inverse, loin de lui
Ex. d’engrenage spirituel positif :
- gratitude discernement pensée positive émotions apaisées actions bienveillantes renforcement de la gratitude
- grâce reçue (sacrements, prière, méditation de la Parole, vie dans l’Esprit) relation personnelle avec Dieu-Trinité humilité et foi renforcée actes d’amour paix intérieure désir de prier davantage
Ex. d’engrenage spirituel négatif :
- négligence dans la prière affaiblissement de la relation à Dieu-Trinité perte de repères spirituels, moraux et sociétaux facilité à justifier le mal1 endurcissement du cœur éloignement de la prière, des sacrements, de la méditation de la Parole et de la vie dans l’Esprit vide intérieur, tiédeur, égoïsme et découragement
- fascination séduisante de notre pensée non gérée face aux puissances qui attaquent présence harcelante sans décision de penser à autre chose consentement qui réjouit notre ego chute, excès qui bascule en un acte posé (= péché originel2, collectif et/ou individuel3) disposition habituelle addiction, dépendance, captivité, vice dont on devient l’esclave
« Aux captifs la délivrance » (Lc 4, 18)
Pourtant aucun engrenage négatif n’est irréversible : des points de rupture existent :
- le Baptême est l’engrenage spirituel initial de la vie chrétienne
- la méditation de la Parole de Dieu et la vie dans l’Esprit éclairent nos discernements
- la confession brise l’engrenage négatif du péché
- l’Eucharistie nourrit la vie de la grâce et coupe toute spirale négative
- la prière qui introduit une logique différente de celle qui entretient des engrenages négatifs
- en nous établissant dans la louange pour reconnaître Dieu-Trinité indépendamment de ce que nous ressentons. Paul et Silas louent Dieu en prison (Actes 16). Résultat : les chaînes tombent et les portes s’ouvrent.
- en suspendant l’action immédiate : un temps d’arrêt où la personne ne réagit plus seulement par instinct mais prend de la distance.
- en déplaçant le centre de gravité du « moi et de mes problèmes » vers « Dieu et de sa volonté », ce qui relativise le problème sans le nier et ouvre à une perspective plus large que l’émotion du moment.
- en laissant l’Esprit-Saint nous transformer : la colère peut devenir parole plutôt qu’acte ; la peur peut être reconnue au lieu de diriger nos choix ; la culpabilité peut être traversée par le pardon ; la plainte laisser place à la reconnaissance, l’accusation devenir confiance…
- en rendant possible une rupture radicale : répondre autrement que par la violence : « dent pour dent4 » ou l’abstinence face à la dépendance !
- en nous rendant responsable de notre vie : « Lève-toi et marche »
- en redonnant une espérance face au « rien ne changera ! » : « Je suis seul ! » « Dieu m’a abandonné ! ». Non, avec Jésus et dans l’Esprit, le mal n’aura jamais le dernier mot ! Dieu sera avec nous jusqu’à la fin des temps ! (Mt 28)
Attention : ne pas s’enfermer dans une recherche infinie des 3 sources du mal : les autres, le démon ou soi-même et ne pas nous ancrer dans nos peurs ou des paroles malveillantes extérieures.
Pour un engrenage d’amour, de vérité et de vie :
-
Revenir au réel : corps (marche, respiration, alimentation, sommeil, actes concrets, engagement réel dans la société), relations avec les autres, avec Dieu-Trinité et avec soi-même, réalité quotidienne
-
Nommer l’engrenage (mettre des mots enlève du pouvoir à nos maux (sic !)
- Prendre conscience que ce que je croyais être une vérité est un ‘enfer-me-ment’ ! Ex. l’intelligence artificielle qui n’est en réalité que « Connaissances Artificielles »
-
Cesser progressivement et nettement les pratiques qui nourrissent les mauvaises habitudes :
- Infidélités ; films pornographiques – si luxure – ; boissons alcoolisées – si dépendance à l’alcool – ; pédophilie, abus, viols, inceste, drogues ; pratiques intense d’ésotérisme ; de spiritisme ; de méditation passive ; d’astrologie ; de radiesthésie ; de divination en vue de prédictions (horoscope, prédctions de Nostradamus ou prières de l’abbé Julio) ; de dérives sectaires ; d’appartenance à une société secrète initiatique gnostique ; de pratique de ‘channeling’; de déplacements d’énergie ; de consultations de vidéos malsaines ; d’occultisme ; d’ouverture de chakras ; de pratiques Vaudous, de Kundalini, Feng Shui, de participation à certaines thérapies alternatives énergétiques (kinésiologie, sophrologie, Reiki…) ; de chamanisme ; de conjuration magique de maladies (ex : coupeurs de feu) ; de maléfices liés à des conflits ; d’imposition des mains au-dessus du corps ; de magnétismes, de musiques incitant à l’ultraviolence destructrice, au suicide, au meurtre, à la barbarie voire à l’assassinat ; de banalisation de la violence, notamment à l’école, en couple ou en société ; des changements d’identité ; des participations à des cérémonies lucifériennes (Clisson Hellfest ; St Gothard 2016 ; Toulouse Minotaure 2018 ; Madonna Eurovision 21017 ; Davos 2023 ; Toulouse 2024 ; Jeux olympiques (ouv. et ferm.) 2025 ; Céret, Corre focs ; Tresserre, fête des sorcières…) ;
- Jeter les objets chargés symboliquement : masques, statuettes, pierres…
- Ne pas chercher “une dernière réponse” ou “un dernier signe”.
- S’entourer (personnes de confiance, accompagnement spirituel ou thérapeutique, reconnues par l’Eglise)
- Déconstruire les peurs une par une
- Se poser ces questions : Qu’est-ce que je crains exactement si j’arrête ? Est-ce que cette peur s’est déjà réalisée ? Qui m’a appris à croire cela ? Est-ce que ma croyance me rend plus libre ou plus prisonnier ?
- Reprendre la responsabilité de sa vie. Remplacer : « C’est une énergie / un signe / une entité » par : « En qui est-ce que je mets ma confiance ? ». Revenir à des décisions simples et concrètes. Accepter l’incertitude normale de la vie (sans chercher à la contrôler).
- Retrouver une spiritualité qui libère : l’Esprit-Saint et Jésus n’utilisent pas la peur, respectent le libre arbitre n’utilisent pas de rituels compulsifs, ouvrent aux autres et ne se focalisent pas sur un homme (« gouroutisation »)
- Être patient lors les « retours de vagues ». Quand reviennent des pensées ou des peurs, ne pas ‘lutter contre’ mais ‘croire pour’ et revenir au protocole ci-dessus.
Entrer dans un engrenage n’est pas une faiblesse ; la vraie force est de laisser Dieu-Trinité nous libérer.

1 Appeler le mal « bien » et bien « mal »
2 CEC 418 « En conséquence du péché originel, la nature humaine est affaiblie dans ses forces, soumise à l’ignorance, à la souffrance et à la domination de la mort, et inclinée au péché (inclination appelée ” concupiscence “).
3 Égarements, mensonges et choix mortifères
4 Ou plutôt « la mâchoire pour une dent » !
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1) Mettre sa confiance dans les démons
1A) Défiance en l’énergie cosmique

Résumé : Dans la foi chrétienne, faire confiance à l’Esprit-Saint, personne divine et relationnelle, engage une relation de foi avec un « Tu » qui guide et transforme par la grâce, tandis que la confiance en une énergie cosmique impersonnelle relève d’une quête d’harmonie fondée sur l’expérience et le pouvoir humain. Dans la foi chrétienne, l’Esprit-Saint est une personne divine, relationnelle, aimante, qui agit dans l’histoire et dans la vie intérieure. Pas un principe cosmique.
Lui faire confiance, c’est :
-
s’en remettre à un Dieu personnel qui connaît chacun intimement,
-
croire en une volonté et un discernement qui guident,
-
accepter une relation de foi, parfois dans l’abandon et l’incompréhension,
-
s’ouvrir à une transformation intérieure (paix, charité, vérité).
La confiance est ici dialogale : on prie, on écoute, on répond.
La Bible reconnaît que la création est traversée par la puissance de Dieu, mais elle ne sacralise jamais l’énergie cosmique.
-
Pour l’énergie cosmique, la création n’est pas divine : « Ils ont adoré la créature au lieu du Créateur. » (Romains 1, 25)
-
Les astres, forces, éléments sont créés, non des guides spirituels. « De peur que… tu ne te prosternes devant le soleil, la lune et les étoiles… » (Deutéronome 4,19)
Toute spiritualité qui remplace Dieu par une force impersonnelle est vue comme une confusion entre Créateur et création ; entre divin et humain.
Lui faire confiance, c’est :
-
se sentir relié à une force universelle qui traverse tout,
-
chercher l’harmonie, l’équilibre, l’alignement,
-
mettre l’accent sur l’expérience personnelle, l’intuition, le ressenti,
-
voir le divin comme impersonnel, immanent au monde.
La confiance est ici plutôt expérientielle : on ressent, on s’aligne, on circule avec le flux.
Une différence essentielle
-
Esprit-Saint : relation personnelle, altérité, amour personnel et communautaire.
La guérison est par la grâce de Dieu.
C’est un acte spirituel sans apprentissage.
-
Énergie cosmique : unité, continuité, force neutre, équilibre, évitement de l’épreuve.
La guérison est obtenue par un pouvoir personnel. C’est une technique transmissible.
L’énergie cosmique, appelée aussi fluide énergétique naturel :
-
déplace la confiance de Dieu vers une capacité humaine
-
se veut partiellement détachée du religieux,
-
transforme la guérison en procédé,
-
parle de rééquilibrage énergétique.
En résumé : la confiance en l’Esprit-Saint engage une relation de foi ; la confiance en l’énergie cosmique engage une quête d’harmonie. L’une parle d’un « Tu » qui guide, l’autre d’un « flux » dans lequel s’inscrire.
Bibliographie : Jésus-Christ, porteur d’eau vive (Vatican)
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1B) Défiance dans l’ésotérisme ?
(= recherche de connaissances extraordinaires réservées à quelques-uns)

Résumé : La spiritualité chrétienne est une relation d’amour vécue avec Dieu dans l’Esprit, fondée sur la grâce reçue en Christ et portant des fruits de charité, tandis que les spiritualités ésotériques recherchent un salut par une connaissance cachée et des techniques où l’homme s’élève par lui-même vers le divin :
-
Spiritisme
-
Méditation passive, récitation de mantras
-
Voyance : tarots, cartomancie, radiesthésie
-
Divination en vue de prédictions (mancies), horoscopes1
-
Astrologie
-
Appartenance à une société secrète initiatique gnostique (Rose-Croix…)
-
Pratique de ‘channeling’2
-
Médecine alternative énergétique fondée sur des principes de philosophie chinoise ou japonaise (Reiki, sophrologie…)
-
Maléfices, malédictions, envoûtements (sur des personnes), sortilèges (sur des objets)
-
Port d’amulettes, de talismans ou de fétiches
-
Pratique de déplacement d’énergie : harmonisation, imposition des mains au-dessus du corps, kinésiologie…
-
Conjuration magique de maladies ou de brulures invoquant Judas puisque « Satan entra en Judas » Jn 13, 27
On constate une demande croissante de “biens spirituels” dans les sociétés occidentales, liée à une recherche de sens, de bien-être ou de réponse à l’incertitude moderne qui peut se traduire par l’intérêt pour des livres ésotériques.
- Autrefois il y avait des librairies dites « ésotériques », maintenant c’est souvent « spiritualité et bien-être » où l’on trouve même des chapelets, des statuettes de la Vierge Marie ou des crucifix, à côté des pendules, des pierres et des boules de cristal !
- Dans les rayons « sciences humaines »3 des grandes surfaces, le rayon ésotérisme et occultisme occupe une place importante.
- Les stages, les festivals, les formations en entreprise, les salons où l’on rencontre des ‘néo chamanes’, des ‘sorciers’, des ‘passeurs d’âme’, des ‘coachs spirituels’…
- Mais surtout la richesse énorme des sites internet et de l’Intelligence Artificielle4
La spiritualité chrétienne est l’expérience vécue de l’union avec Dieu et la vie dans l’Esprit. Elle ne cherche pas un savoir caché, mais une relation d’amour.
Caractéristiques essentielles
-
Dieu personnel : Père, Fils et Esprit Saint
-
Christ au centre : toute expérience est mesurée à l’Évangile
-
Primat de la grâce : l’expérience est reçue, non produite
-
Voie de dépouillement : humilité, abandon, « nuit spirituelle »
-
Fruit éthique : charité, service, transformation morale
Les spiritualités ésotériques visent une connaissance intérieure cachée, souvent réservée à des initiés, permettant une transformation ou une « illumination ».
Caractéristiques générales
-
Savoir secret ou symbolique
-
Initiation progressive : « grades » « niveaux »
-
Transformation par la connaissance
-
Vision impersonnelle ou multiple du divin
-
Techniques spirituelles (rites, visualisations, correspondances, énergies)
Courants typiques
Toute organisation « hiérarchisée, dont l’adhésion est confidentielle et qui exige que ses membres se soutiennent et se protègent mutuellement » (risque d’entrisme et de corruption) : Franc-Maçonnerie, Rose-Croix…Gnose ; Hermétisme ; Kabbale ésotérique ; Théosophie ; Alchimie spirituelle
Pour les chrétiens le salut vient de Dieu ; pour les ésotériques, c’est l’homme qui s’élève vers le divin.
1 CEC § 2116. Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort ” dévoiler ” l’avenir. (Dt 18, 9 – 14 ; Jr 29, 8). La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlés de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul.
2 = possibilité, par des canaux, de recevoir des messages (de sagesse ?) provenant « d’entités intelligentes » ou d’esprits sans forme matérielle, sans être de Dieu et sans croire que Jésus est Dieu, Verbe fait chair : « Dieu-voix », le Christ – qui révèle des « nouveaux évangiles », les anges, les gnomes, les elfes, les esprits de la nature, les dévas, les maîtres-ascendants, les entités pluripersonnelles (Lazaris de Jack Pursel ou Michael, composé de ‘fragments d’anciennes âmes’ ! ), les êtres cosmiques, l’inconscient collectif de Jung ou Steiner, les esprits des morts réincarnés, les démons…
3 A côté de la psychologie, sociologie, philosophie…
4 Que j’appelle plutôt « Connaissances Artificielles » !
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1C) Défiance dans la divination

3 français sur 10 pensent qu’on peut lire l’avenir dans les lignes de la main. La divination regroupe des pratiques visant à connaître l’avenir ou l’invisible par des moyens autres que Dieu, par exemple : astrologie, horoscope, tarot, cartomancie, voyance, numérologie, médiumnité, chiromancie (lignes de la main), invocation des esprits, bibliomancie…
Dans la Bible, la divination est explicitement déconseillée voire condamnée, non par peur, mais parce qu’elle détourne de la confiance en Dieu.
Ancien Testament
« Qu’on ne trouve chez toi personne qui pratique la divination, l’astrologie, la magie » (Deutéronome 18, 10–12)
Ces pratiques sont vues comme une recherche de sécurité ou de connaissance en dehors de Dieu.
Nouveau Testament
-
La foi chrétienne repose sur la confiance en la providence de Dieu, pas sur la prédiction de l’avenir.
-
Jésus invite à vivre dans le présent, dans l’abandon confiant : « Ne vous inquiétez pas du lendemain » (Mt 6,34)
Pourquoi le christianisme rejette la divination ?
D’un point de vue chrétien :
-
Elle remplace la prière par une technique
-
Elle cherche le contrôle plutôt que la confiance
-
Elle peut créer dépendance, peur ou illusion
-
Elle détourne de la relation personnelle avec Dieu
La foi chrétienne affirme que Dieu parle par la prière, l’Écriture, la conscience et l’Esprit Saint, pas par des pratiques occultes.
Fondement théologique : révélation et non divination
Théologiquement, le discernement repose sur le fait que Dieu se révèle, tandis que la divination cherche à s’approprier un savoir.
-
Dieu est Sujet libre, non objet de manipulation.
-
La connaissance de la volonté de Dieu est toujours relationnelle, jamais technique.
Dans la tradition chrétienne (Augustin, Thomas d’Aquin), la conscience est le lieu intérieur où l’homme rencontre la loi de Dieu.
-
Elle n’est pas une intuition magique
-
Elle est une faculté morale éclairée par la raison et la grâce. « La loi est écrite dans leur cœur » (Romains 2,15)
Discernement = acte de la conscience formée, non un sentiment spontané.
Et la quête de sens ? Beaucoup de personnes se tournent vers la divination par :
-
peur de l’avenir
-
besoin de réponses
-
souffrance ou incertitude
Le christianisme reconnaît ce besoin profond, mais propose une autre voie :
-
le discernement spirituel
-
reconnaître ce qui vient de Dieu par sa Parole, les sacrements, les enseignements du magistère, la prière communautaire
-
distinguer ce qui vient de soi-même (désirs, peurs),
-
et ce qui peut être trompeur ou désordonné, venant de Satan.
-
Ce n’est pas une prédiction de l’avenir, mais une lecture du présent à la lumière de Dieu
Discernement spirituel Divination
Écoute de Dieu Recherche de contrôle
Liberté Dépendance
Paix Peur ou illusion
Relation personnelle Technique ou rituel
-
prière de délivrance
- lecture biblique « Éprouvez les esprits pour voir s’ils viennent de Dieu » 1 Jn 4,1
-
accompagnement spirituel, attentif à l’Esprit : « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Ro 8,14)
Théologiquement, l’Esprit n’ajoute pas une nouvelle révélation, mais actualise la Révélation dans une situation concrète.
Position des Églises
-
Église catholique : interdit clairement la divination (Catéchisme § 2116)
-
Églises protestantes et orthodoxes la rejettent également comme contraire à la foi
En résumé : La foi chrétienne invite à faire confiance à Dieu, non à chercher des signes ou prédictions par la divination. Elle propose une relation vivante, libre et confiante, plutôt qu’un savoir sur l’avenir.
1Ca) Cas particulier : la voyance
Médiums, marabouts, voyants, astrologues…100 000 environ ont pignon sur rue ! x par 3 « à la maison », 8 fois plus que de prêtres ! 2 fois plus que de psychologues, psychanalystes et de psychiatres !
Dans la Bible, la confiance du croyant est appelée à se tourner exclusivement vers Dieu pour la guidance, l’avenir et les décisions de vie.
Plusieurs passages mettent en garde contre la voyance, la divination et l’occultisme, par exemple :
-
Deutéronome 18, 10-12 : condamnation de la divination, de la magie et de la consultation des esprits.
-
Isaïe 8, 19 : « Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? »
-
Lévitique 19, 31 : mise en garde contre ceux qui interrogent les devins.
Théologiquement, la voyance est perçue comme :
-
une recherche de sécurité en dehors de Dieu
-
une tentative de connaître l’avenir sans passer par la confiance et la Providence
-
parfois associée à des pratiques spirituelles considérées comme trompeuses ou dangereuses
Foi chrétienne Voyance
Confiance en Dieu Recherche de contrôle
Espérance Prédiction
Liberté humaine Destin figé
Relation personnelle Médiation occulte
1Cb) Cas particulier 2 : Confiance dans la numérologie

Ex : un chef d’entreprise qui ne garde les C V qu’en additionnant les chiffres de la date de naissance du demandeur avec les chiffres correspondants aux lettres de son nom et de son prénom.. Chiffre qui doit correspondre à celui de l’entreprise ! Et au sien !
La numérologie :
-
attribue une énergie ou un pouvoir mystique aux nombres
-
prétend révéler la personnalité, le destin ou les choix à faire
-
est souvent liée à l’ésotérisme, à l’astrologie ou aux croyances New Age
Elle est
-
D’origine ésotérique (Babylone, Grèce, traditions occultes)
-
Indépendante de Dieu et parfois syncrétique (Dieu + énergies + vibrations…)
-
Développée en dehors de la révélation biblique
-
Reprise aujourd’hui dans le New Age
Tandis que la foi chrétienne est
-
D’origine révélée par les Écritures
-
Les nombres sont utilisés par Dieu seulement comme langage symbolique
-
Inscrite dans l’histoire du salut
La Bible, par contre, utilise des nombres symboliques, mais pas la numérologie au sens ésotérique.
Exemples bibliques :
-
3 : plénitude divine (Trinité)
-
4 : totalité de la terre (4 points cardinaux)
-
7 (4 + 3) : perfection, accomplissement (création en 7 jours)
-
12 (4 x 3) : peuple de Dieu (12 tribus, 12 apôtres)
-
40 : temps d’épreuve et de préparation
-
666 : Symbole d’imperfection absolue, d’opposition à Dieu
Ces nombres symbolisent des réalités spirituelles, mais ne servent jamais à prédire l’avenir ni à définir le destin personnel.
Critère Numérologie Symbolique biblique
Source Occulte Révélation
But Destin personnel Message spirituel
Pouvoir Nombres Dieu
Pratique Calculs Méditation
1Cc) Cas particulier 3 : Accueillir une parole de Dieu ou bibliomancie ?

Synthèse d’un article du P. Jean-Baptiste Edart, “Ouvrir sa Bible au hasard est-il une pratique chrétienne ? Bibliomancie et charisme de texte” 1 .
Malgré l’interdiction biblique explicite de la divination, celle-ci a néanmoins occupé une place réelle dans la vie religieuse de l’Israël ancien. Des études, notamment une synthèse du site bibletraditions.org, montrent l’existence de diverses pratiques divinatoires : la fréquentation de lieux sacrés, la lecture de présages, l’usage d’objets divinatoires, la consultation de médiums et l’ouverture rituelle du Livre Saint.
Cette dernière pratique apparaît avec la sacralisation de la Torah et correspond à ce que l’on appelle la bibliomancie. Elle consiste à utiliser le texte biblique non comme un écrit à interpréter théologiquement, mais comme un oracle, afin de discerner la volonté de Dieu pour une situation donnée. L’ouverture du texte sacré au hasard et la lecture du premier verset visible servaient alors de réponse divine, remplaçant en partie le rôle autrefois tenu par les voyants et les prophètes.
Des passages bibliques illustrent cette pratique :
- En 1 Martyrs 3,48, le Livre de la Loi est ouvert pour obtenir une réponse de Dieu, à l’image des pratiques païennes de consultation d’oracles.
- En 2 Martyrs 8,23, Juda Maccabée ouvre le livre saint et y lit un message d’assurance divine avant la bataille.
Dans les deux cas, la phrase aperçue est interprétée comme une indication directe de Dieu.
Enfin, l’historien Flavius Josèphe rapporte que certains Esséniens auraient acquis la capacité de prédire l’avenir par une fréquentation assidue des Écritures.
L’ensemble de ces éléments montre que, malgré les interdits, la divination – et en particulier la bibliomancie – a constitué une pratique religieuse réelle et structurée dans le judaïsme ancien.
Trouvé sur internet :

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1D) Défiance dans l’occultisme
(= recherche de pouvoirs extraordinaires réservés à quelques-uns)

Résumé : Pour l’Église catholique, l’occultisme n’est jamais anodin car il rompt la confiance en Dieu, expose à des influences spirituelles et psychologiques destructrices. Mais aucune situation n’est irréversible grâce à la miséricorde divine, à la prière, aux sacrements et au discernement spirituel.
Le Catéchisme de l’Église catholique (CEC § 2115–2117) condamne explicitement les pratiques occultes, notamment :
-
divination (astrologie, tarot, voyance, chiromancie),
-
spiritisme, invocation des morts,
-
magie, sorcellerie, envoûtements,
-
recours aux médiums, guérisseurs occultes,
-
recherche de pouvoirs ou de connaissances cachées.
Dangers spirituels
a) Rupture de la confiance en Dieu
-
L’occultisme cherche à contrôler l’avenir ou le monde invisible, au lieu de s’en remettre à la Providence.
-
Cela remplace la foi par la peur ou le pouvoir.
b) Ouverture à l’influence du mal
-
Même pratiqué “par curiosité”, c’est une porte spirituelle dangereuse.
-
L’Église enseigne que certaines pratiques peuvent ouvrir la personne à une influence démoniaque (liens occultes, oppression spirituelle, obsession, voire possession dans des cas rares). Entre ces niveaux d’action il y a, bien entendu, une continuité (un engrenage !) :
Mais ils ont le même principe et la même finalité.
Des dérives occultes peuvent apparaître dans certains groupes pour plusieurs raisons :
1. Confusion entre charismes spirituels et pratiques occultes
Dans le Renouveau, on parle de guérison, de prophétie, de paroles de connaissance, de délivrance.
Quand ces pratiques ne sont pas bien encadrées théologiquement, certaines personnes peuvent mélanger foi chrétienne et croyances ésotériques, utiliser un vocabulaire ou des gestes empruntés au New Age, à la radiesthésie, à l’énergie cosmique, etc. créant une impression (voire une réalité) d’occultisme.
2. Manque de formation et de discernement
Beaucoup de groupes sont animés par des laïcs très sincères mais pas toujours bien formés en théologie, pas accompagnés par un référent d’Eglise (laïc missionné, prêtre).
3. Recherche d’expériences de ressenti, d’émotions fortes, d’expériences sensibles de Dieu.
Certaines personnes, déçues ou impatientes, peuvent rechercher des “signes”, des “manifestations”, des “pouvoirs” et glisser vers des pratiques occultes en pensant que “ça vient de l’Esprit”.
4. Héritages personnels des participants
Des membres ont parfois un passé dans l’ésotérisme, des pratiques antérieures (magnétisme, voyance, reiki…). S’ils ne font pas une vraie rupture avec ces pratiques, ces éléments peuvent contaminer le groupe, même involontairement
Il nous faut donc rejeter les pratiques occultes TOUT EN accueillant les personnes.
Ce que dit l’Église
L’Église rejoint les constats psychologiques :
• Dépendance à des rituels ou à des voyants.
• Angoisse spirituelle (peur des malédictions, des esprits).
• Manipulation par des personnes se prétendant “initiées”.
• Confusion morale : justifier des actes mauvais par des “forces supérieures”.
Elle précise que :
-
Si l’intention compte lors de « pratiques innocentes » la pratique elle-même reste problématique, même “pour s’amuser”.
-
L’astrologie, les horoscopes ou le tarot, même sans y croire totalement, sont déconseillés car ils habituent à chercher ailleurs qu’en Dieu.
Elle est très claire : toute pratique occulte est incompatible avec la foi chrétienne car elle :
-
détourne de Dieu,
-
expose à une influence spirituelle négative,
-
fragilise psychologiquement,
-
crée une illusion de pouvoir ou de contrôle.
L’Église propose :
-
Les sacrements (confession, Eucharistie).
-
L’accompagnement spirituel : prêtre ou laïc formés et missionnés.
-
La prière, la confession et une prière de délivrance suffisent dans l’immense majorité des cas.
-
Les exorcismes sont rares, strictement encadrés, et ne concernent que des situations exceptionnelles.
-
En cas de trouble grave, un accompagnement psychologique est nécessaire.
Les modes d’action du démon :
Le démon exerce généralement deux types d’activités maléfiques : l’une est appelée ordinaire et se limite à la tentation et l’autre est dite extraordinaire – exceptionnelle – lorsque Satan passe de la séduction à la contrainte physique ou psychologique pour s’attaquer à la volonté. Jamais à l’identité profonde.
-
L’infestation : action de Satan sur les lieux de vie ou les objets (sans complicité d’une personne), tout cela malgré une vie de fidélité à la foi.
-
-
- expérience exceptionnelle d’apparitions, de disparition et réapparition soudaine d’objets,
-
-
-
- de bruits insolites inexplicables,
- de déplacements d’objets, d’ambiance sinistre,
- de problèmes répétés de lumières,
- d’accumulation imprévisible d’événements pénibles (pannes, accidents, dépérissement soudain et sans cause des plantes…).
-
-
L’oppression : action de Satan de l’extérieur sur les sens de la personne : accumulation imprévisible et exceptionnelle d’événements pénibles ; échecs ; faillites ; déplacements inexpliqués d’objets ; nourriture ou boisson maléficiées ; bruits, auditions de voix, sensations corporelles : visions, maux physiques à répétition et sans explication ; impression de subir des présences nocturnes voire des abus sexuels sans pouvoir s’en défendre ; sommeil brusquement perturbé ; étouffements nocturnes avec ou sans perception de formes ténébreuses agressives sombres, animales, humaines ou monstrueuses ; maladies sans explication (- rares -), coups, flagellations, brûlures… ! Rappelez-vous Mariam Baouardy, le Curé d’Ars, Padre Pio ou Marthe Robin1 !
-
Les obsessions – véritables « dé-possessions » de soi : Tentation contraignante, tenace, répétitive voire permanente sur la pensée, dépassant les capacités humaines : idolâtrie, obsessions sexuelles violentes2, désir intense de suicide, alcoolisme, pensées tyranniques blasphématoires3, rancune tenace, autodestruction, scrupules profonds, indignité du pardon, impureté permanente, incapacité à prier4 ou à communier, haine, sentiment de damnation, sensation de déplacement d’objet ou de souffle dans le corps…Cela justifie le nom de « grappin » que le curé d’Ars donnait au diable ! Pour toutes ces situations une (ou des) prière(s) de délivrance et un vrai combat spirituel suffisent.
- La possession : emprise temporaire et exceptionnelle (environ 5/1000) : Sorte de blocage, comme une personne qui serait emprisonnée pieds et poings liés (mais le cœur profond reste libre : en effet, le cœur profond ne peut être habité que par la Trinité). Une possession est toujours grave puisque c’est la forme extrême de l’activité exceptionnelle du diable qui a acquis une emprise sur la volonté de la personne (mouvements incontrôlés, force inhabituelle, cris, blasphèmes, paroles incontrôlées – avec parfois une autre voix que celle de la personne -). On repère des ‘portes d’entrée’- qui ne sont pas systématiques d’ailleurs – comme des cultes démoniaques, des pactes, des messes noires, des consécrations d’enfants au démon, certaines formes de magie pratiquées personnellement (pratique Vaudou, sorcellerie…).
Le satanisme est rarement pratiqué stricto sensu de manière exclusive mais à travers des tendances telles le culte de la chair ou le pacte satanique mais surtout, aujourd’hui, par la musique satanique.
1 Dans ces cas-là, il faut y voir une épreuve consentie par Dieu afin de les faire grandir davantage dans la sainteté. Dans ce cas précis, d’un mal Dieu peut tirer un bien encore plus grand : leur Combat Spirituel les rendant finalement encore plus proches de Dieu et donc de nous !
2 Avec excitation génitale anormale ou images érotiques bestiales
3 Notamment pendant l’eucharistie
4 Avec nausées, sensations d’étouffement, vertiges, fièvre surtout lors de la consécration ou de la communion
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1E) Défiance dans les superstitions et confiance dans les dévotions populaires

Superstition : déformation du religieux qui :
-
attribue une efficacité automatique ou magique à un rite, un objet ou une pratique,
-
remplace la confiance en Dieu par la peur ou le calcul,
-
cherche à contrôler le divin
Dévotion populaire : pratique religieuse non liturgique (chapelet, pèlerinage, neuvaine, procession…) qui :
-
aide le fidèle à se tourner vers Dieu,
-
soutient la foi du peuple,
-
s’enracine dans l’Évangile et la tradition,
-
conduit à la charité et aux sacrements.
(Directoire sur la piété populaire et la liturgie (2001))
Le Catéchisme de l’Église catholique (CEC 2111) est explicite : « La superstition est la déviation du sentiment religieux […] attribuer une importance quasi magique à certaines pratiques, autrement légitimes. »
Le critère central : l’intention du cœur
|
Dévotion populaire |
Superstition |
|
« Je fais confiance à Dieu » |
« Je me protège par ce geste » |
|
Relation |
Technique |
|
Abandon |
Contrôle |
|
Foi |
Peur |
|
Espérance |
Garantie |
Le même geste extérieur peut être l’un ou l’autre selon l’intention.
L’Église :
-
encourage la piété populaire,
-
la purifie quand elle dévie,
-
la rattache toujours à la liturgie et aux sacrements.
Pose-toi cette question : Si Dieu ne m’accorde pas ce que je demande,
est-ce que je continue à Lui faire confiance ?
-
Oui → dévotion authentique
-
Non → risque de superstition
En résumé : la dévotion populaire ouvre à Dieu. La superstition se sert de Dieu.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1F) Défiance dans un coupeur de feu ?

Résumé : L’Église catholique est opposée aux coupeurs de feu pour des raisons théologiques et pastorales,même si la position n’est pas toujours formulée de façon officielle et uniforme.
Une pratique assimilée à la superstition
Pour l’Église, les coupeurs de feu :
-
utilisent des formules secrètes, rituels ou gestes censés produire un effet
… « Comme Judas perdait ses couleurs en trahissant notre Seigneur au Jardin des Oliviers! »… = invocation de Judas, au moment où il trahit, à Gethsémani.
Risque d’ouverture à Satan :
Luc 22, 3 : « Alors Satan entra dans Judas, appelé Iscariote… »
Jean 13, 27 : pendant la Dernière Cène, après que Judas prend le morceau de pain, « Satan entra en lui ».
-
attribuent une efficacité quasi automatique à des paroles ou actes
Or, le catéchisme catholique condamne la superstition, définie comme le fait « d’attribuer une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques ».(Catéchisme de l’Église catholique, §2111)
Même si des prières chrétiennes sont utilisées, l’intention et l’usage peuvent devenir magiques plutôt que spirituels.
Confusion entre prière et magie
Pour l’Église :
-
la prière s’adresse librement à Dieu, sans garantie de résultat
-
la magie cherche à produire un effet par une technique ou une formule
Les coupeurs de feu promettent :
-
une guérison des brûlures, zona, suppression des verrues…
-
un arrêt de la douleur « Feu de Dieu… arrête ta chaleur ! »
Cette logique de résultat est incompatible avec la vision chrétienne de la prière, qui reste un acte de confiance, non un moyen de contrôle.
Absence de reconnaissance des charismes
L’Église reconnaît que Dieu peut guérir, mais :
-
les dons de guérison (charismes) doivent être discernés et encadrés
-
ils ne sont jamais auto-proclamés
-
ils s’exercent dans la communauté et sous l’autorité de l’Église
Les coupeurs de feu opèrent seuls, hors de tout cadre ecclésial et avec des pratiques secrètes. Cela va à l’encontre du discernement spirituel catholique.
Risque pastoral et médical, l’Église craint :
-
que des personnes retardent ou abandonnent les soins médicaux
-
une dépendance spirituelle ou psychologique
-
une instrumentalisation de la souffrance
Même si beaucoup de coupeurs de feu disent « je ne guéris pas, je prie », la frontière reste floue.
En résumé, pour l’Église catholique, le problème n’est pas de prier pour un malade, mais de croire qu’une formule ou un rituel garantit un effet, indépendamment de Dieu.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1F) Défiance dans les sorciers et la sorcellerie

« Magie blanche pour aider mais pas de magie noire », mais ceux qui pratiquent la sorcellerie font les deux et invoquent les mêmes esprits ! Ce ne sont plus nos « sorcières bien-aimées » de nos contes et dessins animés mais des personnes manipulatrices engagées.
Elles prient les dieux grecs, juifs, africains et même chrétiens ! Elles vendent des vidéos de leurs rituels, des « box de sorcellerie », des « poupées vaudous »…
Dans le Nouveau Testament, la pratique de la sorcellerie est interdite :
- Galates 5, 19-21 classe la sorcellerie parmi les œuvres contraires à la vie selon l’Esprit.
- Actes 8, 9-24 : Simon le magicien veut acheter le pouvoir spirituel des apôtres et est sévèrement repris.
- Actes 19, 19 : des personnes brûlent leurs livres de magie après leur conversion
Le sens profond, dans la lecture chrétienne, n’est pas seulement l’interdiction : il s’agit surtout d’un appel à faire confiance à Dieu plutôt qu’à des pouvoirs occultes : prière, sacrements et l’accompagnement spirituel par des responsables religieux compétents et formés.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1F) Défiance dans le néo chamanisme ?

Pour communiquer avec les esprits de la nature ou des morts, le chamane passe par des Etats Modifiés de Conscience (= transes) auxquels il accède grâce au recours à des substances hallucinogènes produisant des visions : (« yage » = ayahuasca) ; amanite tue-mouches ; peyotl ; ololiuqui, manii et iboga, Datura (ou datura stramonium), la sauge des devins (ou salvia divinorum), l’ajosacha ou la sacharunascapi par exemple) et d’autres moyens (mortifications, jeûne, sons répétés de tambour, danses pour être lié au ‘totem’, etc.)
Des chamanes interviennent dans le développement personnel dans le cadre des formations en entreprise et dans la lutte écologique.
Le néo-chamanisme, lui, est un mouvement de réappropriation par les Occidentaux des traditions chamaniques, dans lequel le rôle du chaman est réduit à la fonction de guérisseur. Les rituels de guérison peuvent s’enseigner dans des stages et « circuits chamaniques à 200 € la séance » et être (très !) lucratifs.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1G) Défiance dans la communication avec les morts ?

Tables tournantes, verre retourné, afin de former des mots, tables de Ouija, maintenant en vente en grandes surfaces et en ligne, certaines « à partir de 5 ans » !
Les risques psychologiques de peur de parler avec les morts et les risques d’emprise démoniaque sont importants.
Certaines méthodes de développement personnel font référence à des « guides astraux », des « entités supérieures », à des « forces spirituelles », au « karma1 », aux « vies antérieures » (réincarnation), à l’ouverture de « chakras »… Certaines méthodes de relaxation, de thérapies alternatives (Reiki2, sophrologie – à l’école, à l’hôpital, en entreprise… -, massages ayurvédiques, soins énergétiques…) reposent sur des courants ésotériques ou orientaux … avec des impositions de mains.
Dans la foi catholique, la question de la communication avec les morts est interdite. Voici les grandes lignes de l’enseignement catholique :
- La Bible met en garde contre les pratiques de nécromancie (chercher à évoquer les morts, spiritisme, séances médiumniques). Par exemple, dans le Deutéronome (18, 10-12), ces pratiques sont clairement rejetées.
- Le Catéchisme de l’Église catholique (n°2116-2117) enseigne que consulter des médiums, pratiquer le spiritisme ou tenter d’obtenir des informations des morts va à l’encontre de la confiance que le croyant doit placer en Dieu.
- L’Église encourage plutôt la prière pour les défunts, la communion des saints, et l’espérance de la vie éternelle – mais sans chercher un contact direct.
La raison principale n’est pas seulement une interdiction morale : la tradition catholique considère que ces pratiques peuvent égarer spirituellement ou ouvrir la porte à des influences trompeuses.
Cela dit, l’Église reconnaît que Dieu peut permettre des expériences extraordinaires (par exemple dans la vie des saints), mais elles ne sont jamais provoquées par des rituels humains et restent rares.
1 vient du Tantrisme bouddhique
2 Et ses « mantras » ???
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1G) Défiance dans les anciennes – nouvelles spiritualités

Ce sont des constructions syncrétiques sans grand rapport avec les religions judéo-chrétiennes :
- mythologies (dieux et déesse du panthéon grec et romain), mythes nordiques (Thor, Odin, Frigg…)
- et religions préchrétiennes (druidisme1, celtisme…).
considérées comme un retour aux sources spirituelles de l’Occident, avant « l’hégémonie de la religion judéo-chrétienne ».
Ce qui est faux : à l’arrivée du christianisme en Gaule, il n’y avait plus de religion druidique2 ou celtique !
- Plutôt « Holy win » « qu’Halloween » !
1 Rappelez-vous « Panoramix » dans les albums d’Obélix et Astérix. Ils pratiquaient des rites de sacrifices humains !
2 Depuis le 1er siècle av. Jésus-Christ (cf. guerre des Gaules)
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1H) Méfiance dans le yoga ?

Résumé : Le yoga, né en Inde, est à l’origine une voie spirituelle visant l’illumination et la libération du cycle des réincarnations par la méditation et l’union avec l’Absolu. Il intègre ensuite des pratiques tantriques (énergies, chakras, mantras), puis développe, avec le hatha-yoga, des postures corporelles. Le yoga occidental, influencé par la théosophie et des adaptations modernes, s’éloigne du yoga traditionnel et mêle spiritualité et techniques corporelles. L’Église catholique met en garde contre les risques d’incompatibilité avec la foi chrétienne et de syncrétisme religieux.
Né en Inde, le yoga est une des voies religieuses des religions indiennes dont le but est de parvenir à l’illumination par la méditation. Cet éveil permet un état d’union avec son dieu intérieur (âtman1) par un dégagement de la prison de son corps et son absorption dans l’Absolu, l’Incréé, le Grand Tout (le Brahman) pour un état final durant lequel le yogi réalise la « réalité ultime ».
Ce n’est pas une gymnastique ni un exercice de relaxation. Une seule posture du corps : assis !
Le yoga est une voie de libération du corps en se libérant du cycle infernal des réincarnations2 (Samsaras) et de la loi du Karma.
Entre le 5e et le 10e siècle, le yoga introduit des notions de Tantrisme d’initiés par une maitrise d’une énergie active, féminine ou masculine, des pratiques magiques (ouverture des chakras3, éveil de la Kundalini4…), des visualisations d’image, de la répétition de « mantras5 » … toujours pour atteindre cet état de plénitude
A partir du 12e siècle, seul le Hatha yoga = yoga de l’effort, développera des postures corporelles (asanas) plus violentes pour atteindre plus facilement cet état final.
Mais le yoga européen n’a guère de rapport avec le yoga indien.
Au départ, la « société de théosophie » Helena Blavatsky, 1875, propose une religion supérieure englobant toutes les autres religions (christianisme, bouddhisme, hindouisme, religion égyptienne…). C’est un « déisme » reposant sur le spiritisme et les points communs de toutes les religions.
1893 cette société organise à Chicago le Parlement mondial des religions qui va introduire hindouisme et bouddhisme en occident.
En 1924 Tiramulai Khrishnamacharya adapte le Hatha yoga avec des exercices d’hypoventilation ou d’hyperventilation et de la gymnastique suédoise : « salutation au soleil », « position de la cigogne », etc. invention !
En 1960 / 1970 : des occidentaux vont en Inde auprès des yogis (Beatles en 1968) tandis que des yogis vont aux U S A : transformation spirituelle par la méditation + introduction de techniques magiques et initiatiques.
C’est l’engrenage qui est à la base du Reiki, de la sophrologie, de la ‘Trame’, des soins énergétiques
L’Église catholique rappelle surtout trois points de vigilance :
-
Le sens spirituel : certaines formes de yoga sont liées à des philosophies religieuses (Hindouisme, Bouddhisme, Tantrisme) qui ne sont pas compatibles avec la foi chrétienne si on les adopte comme voie spirituelle.
-
La confusion spirituelle : méditations centrées sur des divinités, l’énergie cosmique, le “divin intérieur” impersonnel, etc., peuvent détourner de la prière chrétienne centrée sur la Trinité.
-
Le risque de syncrétisme : mélanger sans discernement des pratiques spirituelles de différentes religions.
Ces mises en garde sont rappelées notamment par la Congrégation pour la doctrine de la foi (Lettre sur la méditation chrétienne, 1989 ; Jésus-Christ, le porteur d’eau vive, 2003).
1 Peu ≠ de l’âme
2 Qui sont des punitions
3 En orient, des fleurs de lotus, habitation de dieux et de déesses indous qui sont réveillés afin qu’ils agissent sur nous.
En occident, nœuds énergétiques du bas de la colonne vertébrale jusqu’au sommet de la tête
4 Energie qui s’enroule le long de la colonne vertébrale
5 Syllabes ou mots ayant un pouvoir de communiquer avec le monde spirituel
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1I) Défiance dans la méditation de pleine conscience ?

Résumé : La méditation de pleine conscience, issue du bouddhisme et popularisée en Occident comme méthode thérapeutique et outil de bien-être, est présentée comme neutre et universelle mais véhicule une vision autosuffisante et détachée de l’homme, jugée incompatible avec la perspective chrétienne centrée sur la conscience morale, la relation à Dieu et la responsabilité personnelle.
La méditation de pleine conscience est aujourd’hui largement diffusée en médecine, en entreprise, en finance et dans l’éducation, notamment grâce à des figures comme Matthieu Ricard. Présentée comme neutre et universelle, elle soulève pourtant des questions quant à son origine, ses principes et sa finalité, notamment au regard de la méditation chrétienne.
Issue du bouddhisme et adaptée au contexte occidental, la pleine conscience vise une attention vigilante à l’instant présent, aux sensations, pensées et émotions, sans jugement. Elle prétend conduire à une sagesse supérieure, au-delà de la foi et de la raison, par une vision directe de la réalité. Le pratiquant cherche le détachement progressif de toute sensation, émotion ou attachement, considérés comme des illusions entravant la libération.
Développée et popularisée par Jon Kabat-Zinn à partir de 1979, la mindfulness est promue comme une méthode thérapeutique contre le stress, l’anxiété et la souffrance. Elle s’inscrit toutefois dans un courant syncrétique proche du New Age, mêlant bouddhisme et psychologie moderne, et véhiculant une vision de l’homme autosuffisant, sans référence à une transcendance divine.
Son succès est amplifié par les médias, les entreprises et le système éducatif, qui l’intègrent comme outil de bien-être et d’optimisation des performances, y compris chez les enfants.
Matthieu Ricard en vante les bienfaits sociaux et émotionnels, reprenant des promesses déjà formulées par d’autres courants méditatifs. Cependant, cette approche repose sur l’acceptation sans jugement et le détachement du monde, conception jugée incompatible avec la perspective chrétienne, où la conscience est morale, orientée vers le discernement du bien et du mal, et où la relation à Dieu et au prochain est centrale.
La finalité de la pleine conscience serait la dissolution du moi dans un tout indifférencié, ce qui s’oppose à la vision chrétienne de la personne, de la responsabilité morale et de la transcendance
Pour aller plus loin sur ce qu’est la méditation chrétienne :
> Lettre « Quelques aspects de la méditation chrétienne » (1989, Congrégation pour la Doctrine de la Foi, signée de Joseph Ratzinger, le futur Benoît XVI).
> La prière contemplative pour tous. Un résumé du livre de Peggy Wilkinson
« Trouver le mystique qui est en vous », par le P. Dominique Auzenet
> Positions et attitudes du corps en vue de la prière. Yoga et méditation chrétienne. Collation de différents textes par le P. Dominique Auzenet.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1J) Défiance dans le Reiki ?

Résumé : Le Reiki, pratique japonaise fondée sur la transmission d’une « énergie universelle », entre en tension avec la foi chrétienne qui affirme que la grâce et la guérison viennent de Dieu seul, ce qui conduit l’Église à le déconseiller au profit de formes de prière et d’accompagnement conformes à sa doctrine.
Ce qu’est le Reiki. Le Reiki est une pratique d’origine japonaise fondée sur la transmission d’une « énergie universelle » par l’imposition des mains. Ses principes clés :
-
Énergie vitale impersonnelle
-
Harmonisation des chakras
-
Autoguérison et équilibre corps-esprit
-
Dimension spirituelle non rattachée à une religion révélée
Ce que dit la foi chrétienne. La foi chrétienne repose sur :
-
Un Dieu (Père, Fils, Esprit Saint) personnel et communautaire
-
La prière et les sacrements comme sources de grâce
-
La guérison venant de Dieu seul, parfois à travers des personnes, mais par Sa volonté
-
Le rejet des pratiques spirituelles faisant appel à des forces ou énergies indépendantes de Dieu
Points de tension théologique. Pour l’Église, le Reiki pose problème car :
-
Il invoque une énergie universelle non identifiée à Dieu
-
Il s’appuie sur des concepts spirituels orientaux (chakras, énergie cosmique)
-
Il peut remplacer ou relativiser la prière chrétienne
-
Il risque de créer une confusion spirituelle
C’est pourquoi l’Église catholique, notamment, déconseille clairement le Reiki (document de 2009 des évêques américains).
Pourquoi certains chrétiens pratiquent malgré tout. Certains chrétiens :
-
voient le Reiki comme une technique de relaxation
-
parlent d’« énergie de l’amour » ou de « don de Dieu »
-
l’utilisent sans intention spirituelle explicite
Cependant, d’un point de vue doctrinal chrétien, cette approche reste ambiguë.
Alternatives chrétiennes à la guérison énergétique. Pour les chrétiens souhaitant rester cohérents avec leur foi :
-
prière d’intercession
-
imposition des mains au nom du Christ
-
sacrement des malades (et pas des agonisants !)
-
prière des frères
-
accompagnement spirituel
-
médecine + foi (complémentarité)
En résumé
|
Reiki |
Foi chrétienne |
|
Énergie universelle impersonnelle |
Dieu personnel |
|
Chakras |
Grâce divine |
|
Autoguérison |
Guérison par Dieu |
|
Spiritualité syncrétique |
Révélation chrétienne |
Conclusion : Le Reiki n’est pas compatible théologiquement avec la foi chrétienne. Pour un chrétien pratiquant, le discernement spirituel est essentiel.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1K) Méfiance dans la sophrologie ?

Résumé : La sophrologie, méthode de relaxation centrée sur le corps et la respiration, peut être utilisée par un chrétien comme simple outil de bien-être avec discernement, mais le véritable repos et la transformation profonde de l’être humain, selon la foi chrétienne, se trouvent en Jésus-Christ et dans la relation vivante avec Dieu.
La sophrologie est une méthode psychocorporelle créée dans les années 1960 par Alfonso Caycedo. Elle vise à améliorer le bien-être par :
-
la respiration contrôlée
-
la détente musculaire
-
la visualisation positive
-
la conscience du corps et de l’instant présent
Elle est souvent utilisée dans un cadre thérapeutique ou de développement personnel, sans référence religieuse explicite.
Vision chrétienne de la personne. La foi chrétienne considère l’être humain comme une unité (corps-âme-esprit), appelée à :
-
vivre en relation avec Dieu
-
recevoir la paix comme don de l’Esprit Saint
-
s’abandonner à Dieu plutôt que de chercher le salut en soi-même
La prière chrétienne n’est pas une technique, mais une relation vivante avec Dieu.
Points de compatibilité possibles. La sophrologie peut être compatible avec la foi chrétienne si elle est utilisée :
-
comme outil de relaxation ou de gestion du stress
-
sans référence à des énergies, chakras ou spiritualités orientales
-
sans remplacer la prière, les sacrements ou la vie spirituelle
-
en restant centrée sur le corps et la respiration
Dans ce cadre, elle peut aider à mieux se disposer à la prière (calme, attention, présence).
Points de vigilance pour un chrétien. Certaines pratiques sophrologiques peuvent poser problème lorsqu’elles :
-
intègrent des notions spirituelles floues ou ésotériques
-
proposent une autosuffisance intérieure (« tout est en toi »)
-
utilisent des visualisations qui prennent la place de la prière
-
s’éloignent d’un cadre strictement psychologique
Le discernement est donc essentiel.
Ce que disent des responsables chrétiens : contrairement au Reiki ou au New Age, la sophrologie n’est pas officiellement condamnée par l’Églis
Alternatives explicitement chrétiennes, pour ceux qui souhaitent une approche pleinement intégrée à la foi :
-
prière silencieuse
-
méditation chrétienne (Parole de Dieu)
-
oraison
-
exercices de respiration accompagnant la prière
-
accompagnement spirituel
En résumé
|
Sophrologie |
Foi chrétienne |
|
Technique de bien-être |
Relation avec Dieu |
|
Respiration, détente |
Grâce et abandon |
|
Outil psychocorporel |
Chemin spirituel |
Conclusion :
La sophrologie vise le bien-être et le bonheur sur terre, mais elle repose sur une vision idéaliste qui ignore les épreuves inhérentes à la vie. Le vrai bonheur ne consiste pas à fuir la réalité par des états modifiés de conscience, mais à l’accueillir pleinement, avec ses joies et ses difficultés.
En cherchant à apaiser la souffrance par la suggestion, la sophrologie risque d’insensibiliser l’âme sans traiter les causes profondes, souvent spirituelles.
Le véritable repos et la guérison durable se trouvent en Jésus-Christ, qui offre un renouvellement intérieur radical.
En Lui, l’homme reçoit une paix, une joie et une harmonie profondes, capables de transformer durablement l’esprit, l’âme et le corps.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
1L) Défiance dans les passeurs d’âmes

Résumé : Dans la foi chrétienne, le passage de la mort à l’au-delà relève exclusivement de Dieu : il n’existe ni âmes errantes ni passeurs d’âmes humains, car le Christ est l’unique médiateur, les anges n’étant que des accompagnateurs, les saints des intercesseurs et les vivants appelés seulement à prier pour les défunts.
Synthèse de la vision chrétienne de l’au-delà
-
Dieu seul est maître de la vie, de la mort et du salut. L’âme retourne à Dieu et est appelée au jugement personnel (He 9,27).
-
Il n’existe pas d’âmes errantes ni de besoin d’aide humaine pour « passer ».
-
On n’aide pas les morts en les guidant, mais en priant pour eux (Cyprien de Carthage, Grégoire de Nysse).
- La Bible ne reconnaît aucun passeur d’âmes humain (1 S 2,6 ; Dt 18,10-12).
Jésus et l’« entre-deux » de la mort
-
Jésus meurt le vendredi, repose au tombeau, ressuscite le troisième jour.
-
Le Nouveau Testament parle de sa descente aux enfers (Shéol / Hadès = séjour des morts et non pas l’enfer de séparation éternelle de Dieu).
-
Ce temps n’est pas vide : le Christ rejoint les morts, brise la mort et libère les justes (Irénée, Hippolyte, Méliton).
-
La tradition l’appelle le Grand Sabbat : silence visible, action invisible.
Mais Jésus n’est pas un passeur : il est LE passage lui-même : « Je suis la Résurrection et la Vie » (Jn 11,25).
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Soyez le premier à commenter